L’émotion avant la sortie du placard

Dans un premier article, je vous avez parlé de mon coming out, mais aujourd’hui je vais écrire sur les émotions que j’ai ressenties. Comme dit dans l’autre post, j’ai annoncé mon homosexualité à mes parents, et ce, par téléphone.

Se sentir seule

La première personne à avoir su mon homosexualité a été ma meilleure amie, elle avait appris la nouvelle par quelqu’un d’autre que moi. Elle ne m’a pas du tout jugé, elle était juste étonnée de ne pas lui avoir dit avant. Elle trouvait ça normal et donc ne comprenais pas mon silence. bien évidemment sans jugements aucun, tout simplement parce qu’elle n’était pas à ma place.

Malgré le fait qu’une personne soit au courant, cela ne me suffisait pas, je me sentais quand même très seule. Il fallait que j’en parle à ma famille, sans ça je ne serai jamais libérée de ce « secret ».

Mais comment faire ? Rien qu’à l’idée d’y penser, j’en avais déjà des frissons et mal au ventre. Mais après tout, mes parents m’aimaient non ?! Ma sexualité, changeait-elle la personne que j’étais ? Non, évidemment elle ne changeait absolument pas qui j’étais, mais comment le faire comprendre?


Les questions

J’avais une tonne de questions dans la tête… Comment faire pour le dire ? Comment mes parents allaient réagir ? Comment ne pas leur faire de la peine ? Mais aussi, comment faire pour s’accepter ? J’ai commencé à me remettre en question et à me dire que si mes parents ne l’acceptaient pas, alors je me mettrais quand même avec un homme pour leur faire plaisir. Mais en fait, non, pas du tout, cela revenait à dire, que je devrais être malheureuse toute ma vie … et il en été hors de question… Même pour leur faire plaisir.


Les quatre cents pas

Je me souviens des pas que je faisais de ma chambre jusqu’au salon, pour leur annoncer la nouvelle. Et une fois devant eux, trouver une excuse, pour ne rien dire. Tout simplement parce-que je n’y arrivais pas. « Ce n’était pas le moment ». Oui mais c’est quoi? C’est quand le bon moment ? Quand il regardent la télé ? Ou quand ils rentrent du travail ? Ou encore à table ?
La vérité c’est qu’il n’y a pas de bons ou de mauvais moments… mais quand ça doit sortir, alors ça sort.


Les idées noires et les émotions

Au bout de quelques mois, je commençais vraiment à déprimer, j’avais personne à qui en parler, enfin si, ma meilleure amie, mais je n’avais tellement pas envie de l’embêter avec ça … Et, je souffrais tellement de rester dans le silence. Ne pas pouvoir dire, que j’aimais quelqu’un et que c’était une femme. Alors j’ai exprimé ma souffrance autrement ( je vous passe les détails).

Il n’y a pas de bons ou de mauvais moments… mais quand ça doit sortir, alors ça sort

Le jour ou j’ai annoncé mon homosexualité, mon corps et ma voix tremblais. Mes mains étaient moites et j’avais mal au ventre … mais j’avais besoin, là, tout de suite de me libérer. Parce qu’à force de ne rien dire je finissais par ne plus avoir envie de vivre. Je mettais renfermé sur moi même et j’en voulais à la terre entière . Si vous avez lu mon article sur le coming out, alors vous savez déjà ce quil s’est passé pour moi à ce moment précis.

Comme je vous l’ai dit plus haut, il n’y a pas de bons ou de mauvais moments pour faire votre coming out . Et un jour viendra ou vous l’annoncerez. Ça se passera bien ou au contraire mal. Mais ne soyez pas défaitistes parce que un jour tout fini par aller mieux . Tout fini toujours pas s’arranger !
Il faut toujours se battre et garder la tête de haute.

 

Il faut toujours se battre et garder la tête de haute

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